Jean-Christophe Santacru et le denti

 


Jean-Christophe Santacru 47 ans

 

Portrait :

Licencié au HCA depuis 1992

Chasse au Cap d'Agde principalement mais aussi aux Aresquiers, en Catalogne des deux côtés de la Frontière, en Corse et à Madagascar...entre autre. 

Une quinzaine de participation au Championnat de France ces 20 dernières années et qualifié en double pour 2016. 

Deux fois vice-champion en double en 95 et 98. 

Deux fois vainqueur de la Coupe de France 96 et 2000 le tout avec Sylvain PIOCH. 

Multiple champion du LRMP en double et une fois 3ème en Individuel. 

Vainqueur de 3 manches de Coupe de France, deux trophées Ivara et une Coupe d'Antibes.

Vainqueur du Trophée Perez et des Capiades....

 

 

L’histoire est la suivante :

Mi juillet 2014.

Une petite sortie sur le Cap s'improvise vite fait avec Sylvain Pioch et Yannick Courtessolle. 
Mise à l'eau vers 18h. On met le bateau à l'eau au milieu de ces Jet Ski qui nous pourrissent la vie. 



Une demi-heure plus tard, on est à l'eau et elle n'est ni très chaude ni très claire. La tramontane a soufflé comme souvent à cette période mais aujourd'hui elle s'est calmé et la journée est belle. 
On enchaine les apnées sur nos meilleures zones mais le résultat est maigre. Deux ou trois sars et peut-être un mulet si mes souvenirs sont bons. L'heure avance et la mer se vide de tous les touristes. Le soleil descend, le calme revient peu à peu et on allonge les agachons dans l'espoir de croiser un beau poisson. 


Mais rien de rien. L'été n'est pas très fructueux pour le moment, les conditions ne sont pas bonnes et on est à jeun d'avoir tiré un beau denti cette année.


On se rapproche un peu plus de la côte et la lors d'une dérive dans 8 m d'eau environ après une belle apnée, m'arrive un beau poisson d'en haut dans l'eau trouble. Il me passe sur le côté et je casse le poignet pour ajuster et je lâche le tir. Le poisson et touché et il démarre. Je suis confiant mais, le moulinet du 105 que je n'ai pas utilisé depuis longtemps et trop serré et le poisson m'arrache ce dernier des mains. J'hallucine !!! Je me décole du fond et je suis le fusil sur une vingtaine de mètres puis je perds la crosse blanche des yeux et je remonte en bout d'apnée fou de rage. 
Une fois en surface, je hurle de rage et je prends à la va vite deux amers. Sylvain m'a entendu et il s'approche. Je lui explique ce qu'il vient de m'arriver et il ancre le bateau et me rejoint dans l'eau. Yannick s'approche aussi on lui explique la situation et nous nous mettons tous les trois à chercher le poisson et le fusil. On enchaine les apnées pendant 3/4 d'heure mais en vain. Sylvain m'interroge lorsqu'on remonte sur le bateau. Il était gros ? Combien d'après toi ? Je lui réponds: oui gros, 5 kg mini. Il me chambre un peu. Punaise tu as le bol d'en croiser un beau et tu le laisses partir avec le fusil !!! Tu déconnes !!! Bref on rentre au port dégoûté la luminosité déplorable nous empêchant de continuer à chercher. 


Je peste. Je râle plus pour le poisson que pour le fusil finalement car au fond de moi, je sais qu'il était vraiment pas mal. 


En rentrant du port, j'appelle Ludovic Llorca, un autre ami, et lui raconte ma mésaventure. Il hallucine aussi et me dit: demain je sors très tôt avec le bateau, tu veux venir et on ira voir si on le trouve ? Je lui dit ok et le rendez vous est pris à 5h30 au port. J'appelle Sylvain dans la foulée, il sera de la partie. 
Après une courte nuit hantée par la vision du Denti et celle du fusil qui m'échappe me voilà au port à peine 7h30 après l'avoir quittée. Autant vous dire que ce n'est pas la grosse patate !
Sylvain arrive suivi de Ludo et du bateau. On se claque une bise et feu on s'équipe en vitesse tout excité par se coup du matin improbable. Le soleil n'est pas encore levé et nous voilà dans le bateau. On décide à l'unanimité de reporter d'une heure ou un peu plus la recherche du Denti pour essayer de faire des dorades dans des brisants couverts de moules qui offrent parfois de très belles surprises aux lève très tôt. Mais rien ce matin là. Il fait super beau la mer est très calme mais elle ne c'est quasiment pas éclaircie. On quitte les brisants pour tenter quelques agachons sur de bons postes mais rien de rien. Nous ne sommes pour le moment pas récompensés de notre courte nuit et de notre motivation.
On décide sans trop de conviction vu la visi d'aller jeter un œil sur la zone de mes déboires de la veille. 
Sylvain le chasseur le plus impressionnant dans la prise de repères que je connaisse nous guide. Je lui dit: tu es sur, c'est pas plus en terre mais je n'ai pas fini ma phrase que Sylvain entame déjà son apnée. Je fini d'ajuster mon masque sur le bateau que je vois Sylvain remonter un énorme Denti fichée d'une flèche dans le ventre. Il s'écrie énorme, ÉNORME, je suis descendu, j'ai nagé au fond puis j'ai aperçu quelque chose de blanc. En m'avançant j'ai vu le fil du fusil puis le Denti calé contre un petit tombant. Je l'ai saisi, il est encore vivant, ÉNORME, ÉNORME ... Sylvain est plus content que si il avait tiré une liche (non la j'exagère un peu). 

Il me tend le poisson que j'attrape sans trop y croire. Je n'en revenais pas. Le poisson, le fusil et en plus le poisson est vraiment très gros. Je l'achève afin d'abréger les souffrances de ce beau poisson qui est en train de nous procurer de belles émotions dont nous nous souviendrons longtemps. 
Ce Denti faisait 6 kg et des poussières et il restera en effet comme un de mes meilleurs souvenirs de chasse sous marine. Quel moment de partage fabuleux. Ce Denti, on l'a vraiment pris en équipe. Merci les amis. 

 

Jean-Christophe et Sylvain Pioch (un autre grand champion)

 

Commander la licence FNPSA 2016: 

La ligue LRMP partenaire

des Pêcheurs Sentinelles:

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