IVARA 2009  - Le Compte-Rendu

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Le Trophée IVARA 2009 s’est déroulé le 12 avril sous la pluie et un fort vent de nord ouest qui n’ont pas trop gêné les 92 compétiteurs ayant fait le déplacement, mais qui ont cependant obligé les organisateurs à fermer la zone de compétition au Cap Oullestrell et à ramener la durée de l’épreuve à un peu plus de 3 heures. Une galère en vérité pour les commissaires de sécurité giflés par des rafales de pluie et de vent sur leurs bateaux alors que les participants évoluaient plus confortablement dans une eau relativement calme et claire mais néanmoins froide.


Cette année le choix de la zone de pêche à été décisif. Ceux qui se sont attardés sur les bords de la côte et les faibles profondeurs n’ont pas rencontré le poisson espéré. Il fallait se rendre sur les zones de coralligène, ce qu’ont fait les deux premières équipes du podium.

Cyril BOLLOTTE raconte : « Nous avons recherché le coralligène accroché aux langues de roche à la limite du sable, sachant qu'une forte houle avait balayé la Côte Vermeille depuis quelques jours. Nous pensions que les poissons chercheraient à descendre le plus profond possible en suivant ces langues de roches. » A l’annonce avant le départ de la réduction de la zone initialement prévue, la décision est prise avec son coéquipier Raphaël CANO de rester sur le même coin et d’y pêcher fin : « Nous avons pêché en rythme sur des fonds de 16 à 23 sans grand déplacement ».


Pour sa première participation au Trophée IVARA, le compétiteur de la Ligue Côte d’Azur repartira avec de très bon souvenirs, ayant personnellement trouvé la zone très belle. Il nous décrit quelques minutes de sa compétition : « Raphaël avait repéré un graton légèrement au large de la zone où nous étions ancrés. Il fait une première coulée sur le spot. De la surface, je le vois évoluer au fond, viser et enfin décocher un tir, puis remonter… mais sans l'arbalète. Je pense que sa flèche s’est enraguée, que le poisson s’est décroché ou tout simplement qu’il l’a raté… Et non ! Raphaël a fléché un sar, mais une mostelle se trouvant dans une rague à 20 cm à côté, pour ne pas trop l'effrayer, il a eu la bonne idée de laisser le sparidé mort dans la rague. A mon tour je descends et réussis à prendre la mostelle qui n'a pas bougé. Quant au sar fraîchement tué, il a réveillé des locataires affamés : un congre énorme veut se jeter sur la flèche, mais j’ai le temps de lui enlever rapidement cette proie tombée du ciel. Après plusieurs apnée sur cette zone d'environ 50 mètres carré, nous avons compté au moins 15 congres, tous plus gros les uns que les autres. »

 


Cyril du club « Antibes Sport Aventure », équipé d’une arbalète de 75 avec un cinq dents et Raphaël, du club « ASPTT  Nice » avec un 60 à tahitienne pêcheront au total 7 poissons dont 3 mostelles, 3 sars et 1 labre, leur permettant de terminer à la seconde place, la première place leur échappant de très peu : « Nous avons décroché un poisson chacun, une très belle mostelle pour moi, et un beau sar pour Raphaël, ce qui nous aurait donné la victoire sachant que nous n'avions que 500 points de retard sur les vainqueurs ».

La victoire revient cette année à Marc FOYER et Fabrice JOULIA, tous deux membres de la Team Imersion et du club « Eurocopter ».

Fabrice, nous raconte leur préparation et leur compétition : « Pour une fois nous avons décidé d’arriver un peu plus tôt sur la zone afin d’effectuer un repérage un peu moins approximatif qu’habituellement. Notre club « Eurocopter » est venu en force avec 5 équipes présentes. Nous voilà donc à l’œuvre dés le vendredi après midi. Un de mes amis, jeune compétiteur d’Aquitaine, Aymeric, est avec moi. C’est la première fois qu’il vient faire cette compétition. Marco n’a pas pu se libérer avant, son boulot à responsabilité dans la police ne lui en a pas laissé l’opportunité. Les conditions météo sont agréables et comme nous avons deux jours de repérage devant nous, je décide que le premier repérage s’effectuera sur la Lioze. L’eau est très claire, on doit approcher les 20 mètres de visibilité, par contre elle est fraîche, nos combinaisons Imersion 7 mm ne seront pas de trop pour nous protéger du froid. Ce premier jour de repérage nous permet de découvrir une grande étendue de coralligène avec de jolies failles, mais nous devons être un peu trop profond car mis à part la visite de trois gros loups, nous n’avons pas vu suffisamment de poissons pour retenir cette option pour la compétition.

 

Second jour, Marco est arrivé, nous décidons de repérer sur la partie comprise entre la mise à l’eau et le Cap Oullestrell. L’eau est un peu moins claire, mais les 15 mètres de visibilité sont là, avec toutefois une couche d’eau de surface chargée en particules. Aymeric reste avec nous, son équipier ne pouvant pas se mettre à l’eau. Nous nous dirigeons sur le coralligène, en bons provençaux, il nous attire irrésistiblement. A force de demi-coulées, nous nous rendons compte que des labres merles sont présents, disséminés sur les quelques pierres posées aux pieds des langues de coralligène. Ils sont de belles tailles et arborent les couleurs du fraie. Nous trouvons deux belles mostelles dans de grandes failles et comme la veille, deux gros loups, que nous aurons l’occasion d’ailleurs de filmer, sont présents sous une grosse dalle à fond sableux. Après cette visite sur des fonds de 17 à 22 mètres, nous nous rendrons au bord, où nous serons très déçus : très peu de poissons sont présents à trous, probablement suite à la tempête qui a sévie sur les lieux quelques jours auparavant.

La nuit de samedi à dimanche ne nous dit rien de bon, le vent s’est levé, les rideaux métalliques de notre chambre à Solaris ont sifflés toute la nuit et en plus il pleut. Nous espérons que l’épisode de l’année précédente ne se renouvellera pas et que la compétition pourra avoir lieu.

Ouf ! Nous voilà au bord de l’eau, écoutant les dernières instructions du directeur de compétition, la zone est raccourcie à Oullestrell en raison des conditions météo, les mailles et les poissons interdits sont rappelés. 9h15 c’est le départ de la cinquantaine d’équipes engagées malgré le mauvais temps annoncé. Sans précipitations nous nous dirigeons directement vers le large de la pointe du Napoléon. Nos 75 Imersion sont équipés de Mégaboosters et d’un cinq dents. Nous progressons en demi-coulées préférant couvrir de longues distances, survolant le fond à la recherche des petits blocs où nous avions vu nager les merles. Nous décidons de ne pas aller tout de suite sur les mostelles préférant pêcher en montant plutôt que de nager directement sur les repères.

Marco ouvre le bal en tirant un joli labre de 450 grammes. Le poisson était bien calé sous une pierre insignifiante mais les yeux de Marco ont remarqué le liseré bleu qui lui a été fatal. Deux apnées après, en passant sous une grosse dalle j’aperçois une grosse femelle de merle qui glisse, elle passe  sous un bloc et va se caler dans une faille de coralligène. Heureusement pour moi, une petite fenêtre verticale laisse apparaitre sa tête, je peux la tirer par-dessus, elle doit peser son kilo ou pas loin. Nous arrivons à la hauteur des alignements des mostelles. Une planche est ancrée dessus, malheureusement pour nous. Nous regardons, impuissant, pendre la plus grosse des mostelles sous la planche de nos concurrents. Ces deux chasseurs sont agréables à regarder évoluer sur le coralligène, avec Marco nous nous faisons la même réflexion sur l’impression d’aisance qu’ils dégagent. Nous apprendrons à la sortie de l’eau qu’il s’agissait de Cyril BOLLOTTE et de son équipier.

Nous insistons cependant sur cette partie du coralligène et bien nous en prend car l’apnée suivante, Marco, après une course poursuite que je trouve de la surface interminable, fini par tirer un merle encore plus gros que le précédent. Nous voilà gonflé à bloc avec 3 beaux poissons mais nous ignorons totalement qu’elles sont les autres pêches, nous ne pensons à aucun moment que nous sommes en bonne position pour une bonne place. Notre tactique, nous permettant de prendre un poisson de temps en temps, nous persévérons. Nous prenons un poisson tour à tour souvent après de longs survols afin de trouver un coin qui « parle » puis nous insistons à trou. Deux sars rejoignent les autres poissons à notre accroche-poissons.

 

Le temps s’est levé notre planche gonflable « Dive Hunter » joue les cerfs volants, on la remet à l’endroit toutes les 5 minutes. Des rafales nous giflent, on est tout de même beaucoup mieux dans l’eau que sur les bateaux où nos Saints Bernard doivent vraiment déguster. Nous décidons de nous rapprocher du bord où nous croisons deux potes, Stéphane et Thierry, qui ont fait 3 poissons. Au milieu de la calanque, après avoir ragué plusieurs dalles, j’aperçois une queue qui contourne un bloc et glisse sous une grosse pierre ronde. En bout d’apnée, je remonte, décris rapidement la forme et la position de la pierre à Marco, il descend rapidement, contourne la pierre, regarde dedans, hésite, fait mine de remonter, redescend, regarde à nouveau, engage doucement la pointe de son fusil, tire et ressort une saupe qu’au premier coup d’œil je trouve un peu juste pour la maille mais qui accusera plus de 440 grammes sur la balance.

Les conditions météo se dégradant, un bateau vient nous indiquer qu’il ne reste plus que 5 minutes de compétition. Marco me lance : « 5 minutes à fond ». Je descends, Thierry doit se situer à une vingtaine de mètres de nous. Un merle affolé file entre les blocs, je sais que je n’aurai pas deux chances pour le tirer, il file vraiment vite, fait mine de s’enraguer mais ressort à chaque fois. J’essaie de le suivre par dessus pour qu’il ne me voie pas trop, au moment où il glisse sous une grosse dalle, je tire dans la queue. Le poisson semble pris, par sécurité sans rien voir je glisse la main dans le trou, saisis le poisson par les ouïes. Une fois sorti, je m’aperçois qu’il ne tenait que par une seule dent, plantée dans le dessus de la queue dans le sens de la longueur.

C’est la fin de la compétition, plutôt que de monter sur un bateau, nous préférons rentrer à la palme jusqu’à la plage des Elmes. C’est uniquement après la sortie de l’eau que nous commençons à espérer un bon classement en voyant les autres pêches. Finalement, la pesée nous déclarera vainqueur avec  9 poissons : 5 merles, 2 sars, 1 chapon et 1 saupe. La délicieuse Paella nous a permis de reprendre des forces après cette rude compétition. »

Marc et Fabrice remercient les organisateurs pour la convivialité et le déroulement de l’épreuve, les capitaines de bateau car se sont ceux qui ont le plus souffert des mauvaises conditions et la société Imersion « qui nous fournit depuis plusieurs années un matériel de qualité ».



La Ligue LRMPR FNPSA, organisatrice de cette compétition remercie :

  • la Mairie de Banyuls-sur-Mer qui a prêté la salle Novelty pour le repas de clôture et la remise du trophée et des coupes
  • le médecin capitaine des pompiers, le Dr MAURAN qui a assuré l’assistance médicale et surtout a négocié avec la Mairie la sortie des bateaux de sécurité au port de Banyuls-sur-Mer malgré l’interdiction, le retour sur Argelès-sur-Mer étant devenu trop dangereux
  • L’Hôtel- Restaurant des Elmes qui a prêté une salle pour les inscriptions
  • tous les bénévoles qui ont prêté la main en particulier les commissaires de sécurité
  • et tous les sponsors qui par leurs dons en espèces et en lots ont contribués largement à la réussite du Trophée IVARA 2009.
Les magasins, MIO PALMO, LA PALANQUEE NEWS, L’ARGONAUTE,
Le fabriquant DESSAULT SUB
Les sociétés LOC, PROMAN, SOBECA et RANDSAD


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Résultats IVARA 2009


Place Noms équipiers Points Ligue
1 FOYER/JOULIA 8570 PROV
2 CANO/BOLLOTE 8040 COTA
3 HERRADA/PANTALE 7400 LRMP
4 GUIGUES/FONBONNE 6910 PROV
5 EUGENE A/CLEMENT 6810 LRMP
6 CARRENO/CERBONI 5955 PROV
7 BOUZID/PIERESCHI 5580 PROV
8 RAY/DIMEGLIO 5200 LRMP
9 THIRION/MARHUENDA 5160 LRMP
10 ABDELLAOUI/BOULPIQUANTE 4975 RABA
11 GIRBAL/MERTZ 4505 LRMP
12 BOUZON/GARDAREIN 4475 PROV
13 ESPINASSE/COURTESOLLE 3925 LRMP
14 COMITO/MARTINI 2915 PROV
15 COBO/ECHEGUREN 2675 LRMP
16 DANES/NOLIBOIS 2620 LRMP
17 ARTISOL/DELPHIN 2480 PROV
18 TURC/SANTELLI 2405 LRMP
19 PAPOLLA/CALLUELA 2395 LRMP
20 AMIDIEU/ALBERTINI 2365 PROV
21 CARBALLIDO/SAMMAT 2310 PROV
22 VELLA/MALLET 2240 PROV
23 PROSPER/THEISEN 1770 SUDA
24 COSQUER/HANSEN 1745 LRMP
25 ST GUILHEM/GURRIERI 1710 LRMP
26 VANETTI/GOBARD 1512 PROV
27 PANUELA/GILBERT 1458 PROV
28 FORASTE/BUISSON 1154 LRMP
29 PIBRE/DURAND 1118 LRMP
30 GUERRA DIAZ/PIRET 960 LRMP
31 LLARDEN/ROCHE 916 LRMP
32 CAUDE/MOUTON 900 COTA
33 BARNERE/BEDEU 892 SUDA
34 SALVA/GINESTE 772 APNEA
35 SENEGAS/TESTA 762 LRMP/PROV
36 ACHARD/MARCH 750 PROV
37 GRASMUCK/PILLET 740 LRMP
38 JACQUART/BUISSON 730 LRMP
39 HARDOUIN/HERCEGOV 0 SUDA
40 VIGO/THEISIN 0 SUDA
41 LAYE/DEVAUX 0 SUDA
42 CLEMENT/RUIZ 0 LRMP
43 QUESSEVEUR/LE GUEN 0 BRPL
44 IDMON/DAVIAU 0 LRMP
45 TOUREILLE/SUCRE 0 LMRP
46 DELPLANQUE/ROMAN 0 LRMP

 


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