Trophée National Individuel 2016

 

Stephan Foppolo frappe encore (et un très grand coup !)

 

Stephan sur la plus haute marche du podium entouré de Aurélien Bouzon (3ème) et de Yvan Lopez(2nd)



Les représentants LRMP ont effectué une très bonne compétition puisqu’ils enlèvent le trophée du meilleur comité (largement !).


Après la victoire en 2004 et 2015, Stephan conserve son titre national, ce 25 septembre dernier à Socoa (Pyrénées Atlantique). Il a su assurer une bonne place le premier jour (7ème) où les conditions et les poissons étaient plus que difficiles. Et le lendemain, il a effectué une magnifique pêche de 15 gros poissons, avec, notamment, des gros tambours. Il a changé complètement les options de son repérage en voyant que le poisson avait bougé. Au final, Stephan a privilégié le temps sous l’eau et l’application. C’est-à-dire, faire de longues apnées, efficaces, en étant bien concentré pour ne pas se laisser surprendre. Une pêche en avançant, au bord et sur les arêtes un peu plus basses. Avec trois titres nationaux, il dépasse le palmarès des doubles champions (Loïc Delhomel, Sylvain Pioch, Olivier Marticorena, Guillaume Eugène), avec en ligne de mire les cinq titres de Olivier Bardoux ?

Jérémy Darolles confirme ses progrès en compétition, puisqu’il effectue 2 très bonnes manches (5ème les deux jours) et qu’il finit à une très très belle 4ème place. Il a effectué une magnifique pêche de gros tambours le premier jour, profond, à l’agachon et a su s’adapter le second jour en chassant plus près du bord car la pêche profonde n’était pas rentable. Au point place, grâce à ce résultat il monte à la quatrième place !!!

Guillaume Eugène, quant à lui, confirme son statut actuel de n°2 français (derrière Stephan au point place). Douzième le premier jour, sans réussite, et capot les deux premières heures du second jour, il a su trouver les ressources pour s’adapter et prendre 12 poissons rapidement et  terminer second de la manche. Il remonte 6ème au général.

Mathieu Gonzales a manqué de réussite et sûrement d’expérience car, le premier jour, il perd plusieurs gros loups dans les rouleaux, d’autres poissons aussi et même une saupe à l’accroche- poisson. C’est compliqué mais cela reste prometteur pour la suite, avec un peu plus d’expérience, il arrivera sûrement à faire un bon résultat, l’année prochaine sur le national de Carnon. Il se place à une 15ème place prometteuse.

Et enfin Jean-François Calluela, sans repérage et sans connaissance de la zone, s’est bien battu, et à pris les poissons vus (notamment des poissons « rares », un rouget énorme et un denti basque (légèrement trop petit pour être validé, malheureusement). Il termine à une 20ème place honorable.

Et les basques dans tout cela ?

On pense notamment au sympathique champion Olivier Marticonera, réputé « imbattable » (bien que cela n’existe pas)  dans son pays basque. Ce favori évident, est passé au travers le premier jour en allant chasser dans l’eau trop sale, et n’a pas trouvé le poisson sur ses pierres le second jour, il termine onzième. De son aveu, il a commis des erreurs, notamment de trop se fier à son repérage et au final de ne pas pêcher comme d’habitude, à l’indienne, en avançant.

Au classement général, on trouve à la seconde place, un autre basque, Yvan Lopez, qui signe un beau retour à la compétition. Il gagne le premier jour, mais ne peut rien faire devant la pêche de Stephan le deuxième jour (bien qu’il soit bien classé).

A la troisième place du podium, monte Aurélien Bouzon (un camarguais, donc, tout de même, un peu de notre comité, bien qu’il soit assimilé provençal….). Il a été régulier, second le premier jour et troisième le second.

Au niveau de l’organisation, tout fut parfait, tout s’est bien déroulé sous la houlette de Patrick Brame, bien entouré de tous les basques. La météo des deux jours de compétition fut estivale, l’ambiance entre les compétiteurs plus que bonne. Cette magnifique journée s’est terminée autour d’un bon repas proposé par l’organisation sur Socoa et d’une petite sortie nocturne pour fêter ce nouveau titre de Stephan.

 

Classement général

J1

J2

 

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Les comptes rendus :

Stephan Foppolo (Champion National) :

Jour 1: j'attaque sur une petite remontée où les arêtes très verticales cassent la houle atlantique et permettent aux poissons de se caler. En ratissant méticuleusement la zone je tire 1 sar puis 2 vieilles valables. Je tombe alors sur une grande faille bien profonde où se trouve une petite dizaine de sars. J'en tire un que je tue net mais la flèche reste plantée dans la pierre. Pas grave, je déroule le moulinet et balise ainsi la pierre. Je tire 2 poissons de plus. Quelques apnées plus loin je trouve une pierre sur le tombant avec là-aussi plusieurs sars dont quelques gros. La pierre est très ouverte. Je pense alors qu'un seul tir sera possible donc je tente de descendre avec deux fusils pour tirer deux fois dans la même descente mais sans pouvoir me tenir. La houle me prends et me rentre quasiment sous la dalle avec les poissons!! Je ne tirerai donc qu’un gros sar de 1.2kg environ. En continuant de fouiller, je tirerai une vieille de plus et un autre sar de plus du kilo. J’ai déjà 8 poissons au bout de 2 heures. Je file ensuite sur Biarritz où de gros poissons avaient été repérés dans la houle et l'eau sale du bord. Mais là force est de constater que tout a déserté la zone malgré une visibilité valable de 1.5m (ce qui est très clair pour l'ensemble des zones du bord). Retour au début de zone mais je ne prendrai plus rien. Je termine 7ème de la journée avec 7 poissons valables.

Jour 2: je démarre sur une zone de gros blocs entre 16 et 20m. Je prends un premier tambour d'un bon kilo à la deuxième descente. En fouillant, je tombe sur un bloc contre une paroi où une grosse ombre rentre. Je coule doucement vers l'entrée et vois une grosse rouge d'au moins 1.5kg glisser dans le noir. J'ai du mal à la voir car c'est très sombre. Je rentre un peu plus, la vois et commence à l'aligner quand dessous sort un beau tambour qui commence à accélérer pour s'en aller. Je le prends le jette dans le  bateau, redescends et ... ne retrouverai jamais la pierre pour prendre la vieille. J’ai tourné 30 minutes en vain.

On part ensuite vers une zone qui était très riche avec bars, sérioles, sars et sars tambours, mais c'est le désert. Comprenant alors que le poisson "avait bougé" je rentre en terre dans la houle très au bord. Je prends deux mulets et une saupe et plus loin, deux mulets de plus monteront dans le bateau mais vraiment limites. Je passe sur la digue de Saint-Jean-de-Luz et flèche au nouveau mulet bien dodu. En enchaînant ainsi sur le bord je vais prendre 6 sars dont deux autour du kilo. D'ailleurs sur une des zones on a failli se retourner avec le bateau face à un mur d'eau de 4 bons mètres qui a fait exploser notre taux d'adrénaline à Julien Elias (mon pilote) et à moi.

Après "la vague" il ne me reste que 45 minutes avant la fin. Je file vers les briquets pour assurer le quota de 4 mulets. J'en prends 2 en 3 apnées puis ayant repéré 4 failles avec des sars je décide de passer sur une ...il y a déjà quelqu'un!!! Sur la suivante idem!! Sur celle d'après encore occupée!!!  Il y a du monde partout!! Il ne me reste qu'une faille où le premier jour de repérage traînaient deux tambours mais rien les jours suivant... Je balise descends regarde dedans cette faille de plusieurs mètres et vois 3 sars limites calés très loin. Soudain ça bouge à coté de ma tète!!! Un gros tambour me regarde à 50 cm du masque. Je le prends, le donne à Julien et redescends. Il ne reste qu’un sar qui semble juste au poids. Je glisse vers lui, tire et lorsque je tente de le sortir, sens que c'est lourd...effectivement la rague est très profonde car le poisson que je croyais limite fera 1.2kg à la pesée. Voilà les deux dernières descentes de la journée!!!

Je rentre avec 16 poissons, 6 sars communs, 6 tambours, 2 saupes et 6 mulets à la pesée et 15 poissons passeront et loin devant les autres pêches. Je décroche donc à nouveau le trophée national.

Je remercie Julien Elias pour toujours répondre présent pour me piloter, m'équiper...et stresser à ma place. Gros gros remerciements à Yann pour m'avoir prêté au pied levé son bateau lorsque la veille du premier jour de compétition le mien est tombé en panne!! Bravo aux organisateurs qui ont permis que tout se passe nickel et enfin merci à tous les compétiteurs qui se sont remués pour me trouver une embarcation et me sortir de la mélasse!!!

 

Stephan et sa pêche du second jour



Jeremy Darolles (quatrième) :

 

La veille de la compétition j'avais de gros doutes sur la Zone de la première journée car l'eau sale s'y était installée depuis le début de la semaine. N'étant pas un fin pêcheur du bord, j'avais pris une option assez osée : le large.... arrivé sur le plateau des esclaves j'y vois au sondeur un peu de vie et de bien meilleures conditions qu'en terre. Premier agachon sur 23 m je prends un beau  tambour puis un second sur 27 m et un troisième sur la même ligne d'eau !

Il était évident pour moi qu'il fallait insister sur cette zone. Mon seul regret c'est d'avoir loupé un denti de 4 à 5 kg qui aurait pu faire la différence.... mais avec les "si".

Je finis cette première manche avec 8 sars et une belle place de 5ème.

 

Le second jour j'avais un repérage bien plus pointu et les conditions étaient bien meilleures sur les devant d'Erromardi. Au départ j'avais la pression car la veille j'avais aperçu quelques bateaux autour de mes secs ... Mon option était simple c'était de tourner de points en points avec la marée et de pêcher à l agachon. Première apnée une petite sériole puis deux balistes ! Je peux vous laisser croire que la galvanisation c'était installée rapidement.

Au bout de 2 heures, je me suis rapproché du bord ou j'ai piqué une belle Saupe et un muge. Mais la houle me reprit celui-ci et me déchira la combinaison ... Mince !  

Donc je suis retourné faire le méditerranéen sur mes pierres et repris sars, mulets, rascasse, vielle.

Je finis donc cette manche avec 10 poissons et ouvre 4 groupes d'espèces pour une 5ème place.

 

 

Au général je finis 4ème et heureux d'avoir fait un beau championnat. Je remercie mon père de m’avoir piloté pendant deux jours.

 

 

Au général je finirais 4ème et heureux d'avoir fait un beau championnat. Je remercie mon père de m’avoir piloter pendant deux jours.

Jérémy et ses tambours du premier jour


Guillaume Eugène (sixième) :

Aidé de mon père André, nous n’avons pu repérer les zones que trois jours et seulement dans la tempête (2m de houle), l’eau sale, et de gros coefficients. Bref, rien à voir avec les conditions des jours de compétition. Pour la zone du jour 1, j’avais fait l’impasse sur le large car je n’y croyais pas du tout (une grosse erreur), et je n’avais préparé que les 500m de bord qui présentaient plus de 1m de visibilité (le reste étant noir complet). Sur cette petite zone, sur des spots précis, il y avait de tout et en grand nombre. Pour le jour 2, la stratégie était différente puisque sur les Briquets, la visibilité était bonne, j’avais vu des poissons mais je n’étais pas confiant pour autant.

Sur la zone du jour 1, je me retrouve sur les 500m d’eau claire avec 20 autres compétiteurs, je fais mes postes les uns derrière les autres mais c’est vide. Je fais rapidement les mulets et les vieilles, bloquant le quota mais je ne vois pas un seul sar. J’ai beau chercher, au bord, plus au large, je ne les vois jamais. Dans les rouleaux, je ne vois que des mulets (j’en aurai pris 20). Sur un agachon, je vois des balistes mais un bateau les fait exploser. Sur un autre, deux loups du kilo mais voulant tirer le plus gros des deux, je n’en tire aucun, la houle me balançant. Au final, je me place 12ième avec 60% pour  ces six poissons.

Le lendemain, je suis motivé car je sais que rien n’est perdu pour gagner quelques places. Je débute sur les Briquets sur un poste à loups, tambours, sars, balistes… J’agachone, les sars sont là, un tambour passe, un compétiteur arrive en bateau sur ma tête, le poisson explose. Je ne verrai plus rien dans le coin si ce n’est beaucoup de compétiteurs. Je fais quelques postes, mais il n’y a rien, même pas de mulets (alors qu’au repérage, il y en avait des milliers). Au bout de deux heures, je suis capot, je n’ai vu que deux ou trois poissons  distants et nerveux… Je commence à baliser grave. On se déplace donc vers les falaises, où je m’aperçois qu’il y a de l’eau claire. Je prends sur un sec un beau tambour, mon premier poisson. Rapidement, je rejoins les rouleaux, et je prends une saupe, puis un pointu du kilo, et deux mulets. Ma compétition contre la montre est lancée ! J’alternerai les arêtes sur 10/15m et le bord (dans les rouleaux surtout) entre la digue et les falaises pour prendre le reste de ma pêche, je termine second du jour avec 12 poissons (4 muges, 1 vielle, 2 sars, 2 pointus, 2 tambours, 1 saupe), et je remonte sixième du général. Je suis satisfait du résultat car je n’ai pas raté grand chose mais je regrette amèrement le manque de réussite des 8h premières heures (sur les 12 h de compétition). Je tiens à remercier chaleureusement mon père André, de m’avoir supporté (deux sens possibles) encore une fois pour un championnat.

Guillaume avec la pêche qui lui permet de remonter dans le classement (Jour 2)

 

Stephan Foppolo frappe encore (et un très grand coup !)

 

Les représentants LRMP ont effectué une très bonne compétition puisqu’ils enlèvent le trophée du meilleur comité (largement !).

 

Après la victoire en 2004 et 2015, Stephan conserve son titre national, ce 25 septembre dernier à Socoa (Pyrénées Atlantique). Il a su assurer une bonne place le premier jour (7ème) où les conditions et les poissons étaient plus que difficiles. Et le lendemain, il a effectué une magnifique pêche de 15 gros poissons, avec, notamment, des gros tambours. Il a changé complètement les options de son repérage en voyant que le poisson avait bougé. Au final, Stephan a privilégié le temps sous l’eau et l’application. C’est-à-dire, faire de longues apnées, efficaces, en étant bien concentré pour ne pas se laisser surprendre. Une pêche en avançant, au bord et sur les arêtes un peu plus basses. Avec trois titres nationaux, il dépasse le palmarès des doubles champions (Loïc Delhomel, Sylvain Pioch, Olivier Marticorena, Guillaume Eugène), avec en ligne de mire les cinq titres de Olivier Bardoux ?

Jérémy Darolles confirme ses progrès en compétition, puisqu’il effectue 2 très bonnes manches (5ème les deux jours) et qu’il finit à une très très belle 4ème place. Il a effectué une magnifique pêche de gros tambours le premier jour, profond, à l’agachon et a su s’adapter le second jour en chassant plus près du bord car la pêche profonde n’était pas rentable. Au point place, grâce à ce résultat il monte à la quatrième place !!!

Guillaume Eugène, quant à lui, confirme son statut actuel de n°2 français (derrière Stephan au point place). Douzième le premier jour, sans réussite, et capot les deux premières heures du second jour, il a su trouver les ressources pour s’adapter et prendre 12 poissons rapidement et  terminer second de la manche. Il remonte 6ème au général.

Mathieu Gonzales a manqué de réussite et sûrement d’expérience car, le premier jour, il perd plusieurs gros loups dans les rouleaux, d’autres poissons aussi et même une saupe à l’accroche- poisson. C’est compliqué mais cela reste prometteur pour la suite, avec un peu plus d’expérience, il arrivera sûrement à faire un bon résultat, l’année prochaine sur le national de Carnon. Il se place à une 15ème place prometteuse.

Et enfin Jean-François Calluela, sans repérage et sans connaissance de la zone, s’est bien battu, et à pris les poissons vus (notamment des poissons « rares », un rouget énorme et un denti basque (légèrement trop petit pour être validé, malheureusement). Il termine à une 20ème place honorable.

 

Et les basques dans tout cela ?

On pense notamment au sympathique champion Olivier Marticonera, réputé « imbattable » (bien que cela n’existe pas)  dans son pays basque. Ce favori évident, est passé au travers le premier jour en allant chasser dans l’eau trop sale, et n’a pas trouvé le poisson sur ses pierres le second jour, il termine onzième. De son aveu, il a commis des erreurs, notamment de trop se fier à son repérage et au final de ne pas pêcher comme d’habitude, à l’indienne, en avançant.

Au classement général, on trouve à la seconde place, un autre basque, Yvan Lopez, qui signe un beau retour à la compétition. Il gagne le premier jour, mais ne peut rien faire devant la pêche de Stephan le deuxième jour (bien qu’il soit bien classé).

A la troisième place du podium, monte Aurélien Bouzon (un camarguais, donc, tout de même, un peu de notre comité, bien qu’il soit assimilé provençal….). Il a été régulier, second le premier jour et troisième le second.

Au niveau de l’organisation, tout fut parfait, tout s’est bien déroulé sous la houlette de Patrick Brame, bien entouré de tous les basques. La météo des deux jours de compétition fut estivale, l’ambiance entre les compétiteurs plus que bonne. Cette magnifique journée s’est terminée autour d’un bon repas proposé par l’organisation sur Socoa et d’une petite sortie nocturne pour fêter ce nouveau titre de Stephan.

 

Les comptes rendus :

Stephan Foppolo (Champion National) :

Jour 1: j'attaque sur une petite remontée où les arêtes très verticales cassent la houle atlantique et permettent aux poissons de se caler. En ratissant méticuleusement la zone je tire 1 sar puis 2 vieilles valables. Je tombe alors sur une grande faille bien profonde où se trouve une petite dizaine de sars. J'en tire un que je tue net mais la flèche reste plantée dans la pierre. Pas grave, je déroule le moulinet et balise ainsi la pierre. Je tire 2 poissons de plus. Quelques apnées plus loin je trouve une pierre sur le tombant avec là-aussi plusieurs sars dont quelques gros. La pierre est très ouverte. Je pense alors qu'un seul tir sera possible donc je tente de descendre avec deux fusils pour tirer deux fois dans la même descente mais sans pouvoir me tenir. La houle me prends et me rentre quasiment sous la dalle avec les poissons!! Je ne tirerai donc qu’un gros sar de 1.2kg environ. En continuant de fouiller, je tirerai une vieille de plus et un autre sar de plus du kilo. J’ai déjà 8 poissons au bout de 2 heures. Je file ensuite sur Biarritz où de gros poissons avaient été repérés dans la houle et l'eau sale du bord. Mais là force est de constater que tout a déserté la zone malgré une visibilité valable de 1.5m (ce qui est très clair pour l'ensemble des zones du bord). Retour au début de zone mais je ne prendrai plus rien. Je termine 7ème de la journée avec 7 poissons valables.

Jour 2: je démarre sur une zone de gros blocs entre 16 et 20m. Je prends un premier tambour d'un bon kilo à la deuxième descente. En fouillant, je tombe sur un bloc contre une paroi où une grosse ombre rentre. Je coule doucement vers l'entrée et vois une grosse rouge d'au moins 1.5kg glisser dans le noir. J'ai du mal à la voir car c'est très sombre. Je rentre un peu plus, la vois et commence à l'aligner quand dessous sort un beau tambour qui commence à accélérer pour s'en aller. Je le prends le jette dans le  bateau, redescends et ... ne retrouverai jamais la pierre pour prendre la vieille. J’ai tourné 30 minutes en vain.

On part ensuite vers une zone qui était très riche avec bars, sérioles, sars et sars tambours, mais c'est le désert. Comprenant alors que le poisson "avait bougé" je rentre en terre dans la houle très au bord. Je prends deux mulets et une saupe et plus loin, deux mulets de plus monteront dans le bateau mais vraiment limites. Je passe sur la digue de Saint-Jean-de-Luz et flèche au nouveau mulet bien dodu. En enchaînant ainsi sur le bord je vais prendre 6 sars dont deux autour du kilo. D'ailleurs sur une des zones on a failli se retourner avec le bateau face à un mur d'eau de 4 bons mètres qui a fait exploser notre taux d'adrénaline à Julien Elias (mon pilote) et à moi.

Après "la vague" il ne me reste que 45 minutes avant la fin. Je file vers les briquets pour assurer le quota de 4 mulets. J'en prends 2 en 3 apnées puis ayant repéré 4 failles avec des sars je décide de passer sur une ...il y a déjà quelqu'un!!! Sur la suivante idem!! Sur celle d'après encore occupée!!!  Il y a du monde partout!! Il ne me reste qu'une faille où le premier jour de repérage traînaient deux tambours mais rien les jours suivant... Je balise descends regarde dedans cette faille de plusieurs mètres et vois 3 sars limites calés très loin. Soudain ça bouge à coté de ma tète!!! Un gros tambour me regarde à 50 cm du masque. Je le prends, le donne à Julien et redescends. Il ne reste qu’un sar qui semble juste au poids. Je glisse vers lui, tire et lorsque je tente de le sortir, sens que c'est lourd...effectivement la rague est très profonde car le poisson que je croyais limite fera 1.2kg à la pesée. Voilà les deux dernières descentes de la journée!!!

Je rentre avec 16 poissons, 6 sars communs, 6 tambours, 2 saupes et 6 mulets à la pesée et 15 poissons passeront et loin devant les autres pêches. Je décroche donc à nouveau le trophée national.

Je remercie Julien Elias pour toujours répondre présent pour me piloter, m'équiper...et stresser à ma place. Gros gros remerciements à Yann pour m'avoir prêté au pied levé son bateau lorsque la veille du premier jour de compétition le mien est tombé en panne!! Bravo aux organisateurs qui ont permis que tout se passe nickel et enfin merci à tous les compétiteurs qui se sont remués pour me trouver une embarcation et me sortir de la mélasse!!!

 

 

Jeremy Darolles (quatrième) :

En attente

 

Guillaume Eugène (sixième) :

Aidé de mon père André, nous n’avons pu repérer les zones que trois jours et seulement dans la tempête (2m de houle), l’eau sale, et de gros coefficients. Bref, rien à voir avec les conditions des jours de compétition. Pour la zone du jour 1, j’avais fait l’impasse sur le large car je n’y croyais pas du tout (une grosse erreur), et je n’avais préparé que les 500m de bord qui présentaient plus de 1m de visibilité (le reste étant noir complet). Sur cette petite zone, sur des spots précis, il y avait de tout et en grand nombre. Pour le jour 2, la stratégie était différente puisque sur les Briquets, la visibilité était bonne, j’avais vu des poissons mais je n’étais pas confiant pour autant.

Sur la zone du jour 1, je me retrouve sur les 500m d’eau claire avec 20 autres compétiteurs, je fais mes postes les uns derrière les autres mais c’est vide. Je fais rapidement les mulets et les vieilles, bloquant le quota mais je ne vois pas un seul sar. J’ai beau chercher, au bord, plus au large, je ne les vois jamais. Dans les rouleaux, je ne vois que des mulets (j’en aurai pris 20). Sur un agachon, je vois des balistes mais un bateau les fait exploser. Sur un autre, deux loups du kilo mais voulant tirer le plus gros des deux, je n’en tire aucun, la houle me balançant. Au final, je me place 12ième avec 60% pour  ces six poissons.

Le lendemain, je suis motivé car je sais que rien n’est perdu pour gagner quelques places. Je débute sur les Briquets sur un poste à loups, tambours, sars, balistes… J’agachone, les sars sont là, un tambour passe, un compétiteur arrive en bateau sur ma tête, le poisson explose. Je ne verrai plus rien dans le coin si ce n’est beaucoup de compétiteurs. Je fais quelques postes, mais il n’y a rien, même pas de mulets (alors qu’au repérage, il y en avait des milliers). Au bout de deux heures, je suis capot, je n’ai vu que deux ou trois poissons  distants et nerveux… Je commence à baliser grave. On se déplace donc vers les falaises, où je m’aperçois qu’il y a de l’eau claire. Je prends sur un sec un beau tambour, mon premier poisson. Rapidement, je rejoins les rouleaux, et je prends une saupe, puis un pointu du kilo, et deux mulets. Ma compétition contre la montre est lancée ! J’alternerai les arêtes sur 10/15m et le bord (dans les rouleaux surtout) entre la digue et les falaises pour prendre le reste de ma pêche, je termine second du jour avec 12 poissons (4 muges, 1 vielle, 2 sars, 2 pointus, 2 tambours, 1 saupe), et je remonte sixième du général. Je suis satisfait du résultat car je n’ai pas raté grand chose mais je regrette amèrement le manque de réussite des 8h premières heures (sur les 12 h de compétition). Je tiens à remercier chaleureusement mon père André, de m’avoir supporté (deux sens possibles) encore une fois pour un championnat.

 

 

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